Une théorie…

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Une théorie veut que l’histoire évolue par cycles. Mais comme un escalier en colimaçon, lorsque le cours des évènements humains revient à son point de départ, il le fait à un niveau différent.
Ian STEWART, Les mathématiques du chaos, 1989

Cette pièce illustre ma façon de créer. En effet, dans mon travail les formes se répètent, se superposent. Mes idées évoluent mais il y’a toujours un noyau qui les relient et qui permet de créer un lien solide entre elles.
Lorsque je me retrouve à un point de départ, il s’est écoulé un laps de temps qui m’a permis d’évoluer. A ce moment, j’aquière un nouveau point de vu sur mon travail.
Un laps de temps est une durée temporelle qui ne se base sur aucune valeur concrète, pour indiquer le temps qui s’est écoulé entre deux événements sans pour autant être en mesure de le quantifier. Ce laps de temps donne lieu à la création artistique.

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laiton, 40×20 cm, 2017

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Perception

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Les superpositions de couleurs nous permettent de percevoir et resentir les mouvements des champs magnétiques.
L’invisible rendu visible est capable d’agiter nos sens.

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Linogravure, 60×80 cm, 2012

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Subtile lourdeur

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La limaille de fer a été placée sur de la soie tendue et un dispositif d’aimants en mouvements situé en dessus la mettait en mouvement. Au cours de l’expérience l’apparence de la limaille évolue et forme des amas.
Ces gravures sont des représentations d’images issues de cette expérience.

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Gravure pointe sèche, 24×32 cm, 2012

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L’ordre n

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Le déplacement d’une ligne droite dans un espace donné permet de dessiner l’ensemble des polygones réguliers.
Cette ligne droite évolue selon une trajectoire, une longueur et un angle donné.
Comment montrer l’évolution de la construction d’un polygone ?
En laissant une empreinte du trait de construction qui évolue et dessine un à un les cotés de la forme finale.

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Gravure pointe sèche, 60×60 cm, 2014

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Géométrisation

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L’utilisation du triangle qui est la plus petite surface géométrique mais également la forme utilisée pour la modélisation 3D permet de retranscrire de la même façon une image dont l’origine peut être minérale, végétale ou animale.

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Encre sur papier calque polyestère, 29,7×42 cm, 2013

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Z=

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Une ligne de visibilité née d’une articulation entre abscisses et ordonnées. Ici une troisième dimension vient s’intégrer au plan. Ces deux sculptures apparaissent comme des interprétations d’équations mathématiques modélisées aléatoirement sur logiciel pour l’intérêt de leurs formes et de leur esthétique.

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Résine, 120x140x50 cm, 2012

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Transition d’un état dynamique vers le chaos

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La théorie du chaos étudie le comportement des systèmes dynamiques qui sont très sensibles aux conditions initiales, un phénomène généralement illustré par «l’effet papillon».
Des différences infimes dans les conditions initiales (comme des erreurs d’arrondi dans les calculs numériques) entraînent des résultats totalement différents pour de tels systèmes, rendant en général toute prédiction impossible à long terme.
Le comportement chaotique est à la base du système météo.

Dans ce projet, chaque cadre propose une vison sur 24h des courants de vent à un endroit précis de la terre. Chaque proposition prend forme à travers 8 images sérigraphiées recto-verso qui permettent de voir l’évolution de la masse d’air. On se rend compte que le motif de cette masse évolue très peu; les légères variations retranscrivent son mouvement.
En parvenant à saisir cette masse invisible qui nous entoure, j’invite le spectateur à plonger au coeur des forces qui l’anime et la mette en mouvement.

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Sérigraphie sur plexiglass, cadre en chêne, 40x40x20 cm, 2017

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Paléomagnétisme

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Quel est le point commun entre un champ magnétique artificiel généré par l’Homme et un relief montagneux créé par la nature ?
Ce projet fait cohabiter sur un même plan des formes semblables qui trouvent cependant leurs origines dans deux milieux différents, la nature et les sciences. Devant cette sculpture, le spectateur ne parvient pas à distinguer l’origine de chaque pic et se rend compte que réel et artificiel peuvent être liés et parvenir à récréer une seule et même surface. Le point en commun est en réalité une chose invisible à l’oeil humain, à peine perceptible : l’énergie.

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Tasseaux en sapin, 150x120x120 cm, 2017

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Les abeilles de Fibonacci

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L’installation comprend deux sculptures bien distinctes qui fonctionnent en binôme et se font face. Elle montre la relation qui existe entre les mathématiques et les schémas reproduits dans la nature.
La première sculpture représente les dix premiers termes de la suite de Fibonacci sous forme de polygones dont le nombre de côté augmente au même rythme que la suite. Nous sommes devant une simple monstration mathématique.
Face à elle, la deuxième sculpture lui fait écho. Elle met en évidence une des propriétés de la suite qui énonce que «la somme de dix termes consécutifs est égale à onze fois le septième.»
Les deux sculptures possèdent le même nombre de faces mais répartis différement. La deuxième sculpture se rapproche de celle d’une structure de nid d’abeilles. Les modules ne sont cependant pas assemblés au hasard, ils reproduisent un schéma, un motif qui pourrait se reproduire à l’infini.
Le lien entre cette suite et les abeilles est accentué par le fait qu’elle peut également servir à décrire la généalogie des populations d’abeilles.

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Cuivre, plexiglass, dimensions variables, 2015

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Multiplication

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Cette sculpture est complémentaire de «- = +». A l’inverse de la décomposition de la précédente, celle-ci se propage et se compléxifie au-delà de ses surfaces initiales. Ici, le vide qui l’entoure en délimite les contours.

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Placage en chêne, MDF, 65x65x65 cm, 2017

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